Mois : août 2013

La formation parmi les 20 idées qui vont faire bouger l’Afrique

Des compétences sur commande

Paperwork

Sur un continent où les taux de chômage restent élevés, c’est un véritable paradoxe : de nombreux postes s’ouvrent pour des techniciens, des ingénieurs, des plombiers ou encore des électriciens, mais le nombre de personnes qualifiées est ridiculement faible.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), moins de 5 % des Africains s’inscrivent à des programmes de formation technique ou professionnelle. Résultat : soit des étrangers qualifiés viennent occuper ces fonctions, soit les entreprises limitent leurs activités. Il s’agit là d’un sérieux obstacle au développement de l’Afrique.

Mais certains pays commencent à prendre les choses en mains. Le Maroc, par exemple, tente de lancer un plan d’industrialisation dans les secteurs automobile et aéronautique. Pour contourner le problème des compétences, le gouvernement a demandé au constructeur français Renault de créer une école professionnelle, l’Institut de formation aux métiers de l’industrie automobile de Tanger Med, qui a ouvert ses portes en avril 2011. Trois autres centres de ce type suivront, et la même stratégie est appliquée dans divers secteurs. Enfin, la principale innovation du gouvernement marocain a été de permettre au secteur privé, grâce à un financement, de former et de délivrer des diplômes à ceux qui ont acquis une expérience en usine.

(Source: Jeune Afrique, http://economie.jeuneafrique.com/index.php?option=com_content&view=article&id=19050)